The Gun Seller
de Hugh Laurie (1996)
"oh God, I'm just so fascinated by this conversation, I think I might have a nosebleed"
Ce bouquin est, je soupçonne, à l'image de son auteur: drôle, intelligent, plein de dérision et de surprises.
The gun seller est un roman policier qui vous entraine via le narateur/héro Thomas Lang au sein d'une machination terroriste complexe, sponsorisée par la CIA, et qui se révèle être une opération marketing orchestrée par un marchand d'arme (le fameux gun seller qui donne son titre au bouquin).
"I was in deep shit"
Mais c'est tellement plus que ça, c'est un héro à l'humour caustique qui sort des vannes énormes au moment les plus délicats et des grossièretés sans complexes, qui évoque son amour pour le chocolat Cadbury, ou analyse les relation hommes/femmes à coup de métaphores automobiles (fiat panda/volvo), donne des leçons de techniques de combat et l'envie de faire de la moto, et qui doit faire face à un retournement de situation inattendu à chaque chapitre.
Tout un programme déléctable qui fait que l'on dévore le livre avec avidité, le sourire au lèvre et refoulant quelques éclats de rire nerveux tellement c'est merveilleux. Laurie avait déjà démontré ses talents d'auteur avec ses nombreux sketchs, on retrouve ici le même humour au sein d'une histoire qui n'en perd pas sa cohérence sur la longueur et qui est loin d'être simpliste. Une belle réussite, malheureusement à ma connaissance non traduit.
"The first item was fighting under the name 'crostini of mealed Tarroce, with Benatore potatoes'(...) [the waitress] came over and asked me if I needed any help with the menu, and I asked her to explain what potatoes were. she didn't laugh."
"Goldman told me that henceforth, I should answer to the name of Durell. I asked him if I could pick my own name, and he said no, Durrell was already entered on the case file of operation Dead wood. I asked him if he'd heard of Tippex, and he said that was a silly name, And I'd better get used to Durrell."
(si ça c'est pas brillant...)