SUNSHINE

Publié le par LH

Only dream I ever have... is the surface of the sun... everytime I shut my eyes... it's always the same.

Danny Boyle réalisateur culte d'une génération avec "petits meurtres entre amis" et surtout "Trainspotting", s'était perdu dans des nanars pseudos branchouilles ("une vie moins ordinaire", "la plage", et qui à même vu "millions"?), bref des flops.  Il se tourne alors vers le film de genre: la SF avec d'abord les zombies de "28 jours plus tard" et aujourd'hui le film spatial "Sunshine" et retrouve à mes yeux beaucoup de son prestige d'antant. Deux films, un acteur: Cillian Murphy et son regard perçant bleu piscine (même combinaison gagnante qu'à ces débuts avec Ewan Mc Gregor), reste à espérer que Danny à retenu la leçon et se renouvelle pour ne pas nous faire un sfisque une vie moins ordinaire qui le brouillera avec son acteur et avec les spectateurs...
Bref revenons au film, la terre et ses habitants sont en périls car le soleil se meurt, une équipe de 7 astronautes sont envoyés dans l'espace armés d'une bombe pour rallumer l'étoile (c'est un peu tiré par les cheveux mais c'est annoncé d'emblé donc on se force à y croire. Evidement 16 mois sur un vaisseau c'est long et l'équipage se la joue bientôt "les 10 petits nègres" jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un (voir aucun +1?)et pourra t-il accomplir la mission?. Oui car c'est bien beau d'approcher le soleil mais c'est chaud et les boucliers solaires mal orientés ça détruit le vaisseau...Et puis y'a aussi ce psy du bord qui se shoute à la lumière et pèle comme un gros malade tellement il s'est grillé, le physicien qui fait des fautes fatales, des plantes productrices d'O2 qui sont détruites, de l'eau glaciale, des images intercalées qui apparaissent comme des flash et ça fait peur (!), le vaisseau de la première expédition qui n'est peu être pas si inhabité que ça et une espèce d'attraction métaphysique et lyrique vers la lumière le tout sur une musique qui vous donnerait envie de vous jeter dans le feu sacré, le soleil est-il Dieu? Bref ce n'est pas un film d'alien c'est un film solaire à la limite de l'envoutement, qui flirt avec 2001 l'odyssé de l'espace (le vaisseau qui parle et qui fait peur des fois, et que se passe t'il à la fin du film?) et alien (une créature suintante), mais existe pour lui même et tend au culte. Une réussite. 

Capa: My God... Pinbacker!
Pinbacker: No, not your God... mine!
[he stabs him

So if you wake up one morning and it's a particularly beautiful day, you'll know we made it.

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